Omar Raddad (France, 1991) : Aucun mobile clair n’a été établi, Des dysfonctionnements dans l'enquête sont relevés, L’ADN retrouvé sur les scellés ne correspond pas à Raddad, Soutiens nombreux : écrivains, journalistes, intellectuels (notamment Jean-Marie Rouart).
Jardinier marocain de la victime, travaillant sans conflit apparent. Accusé d’être le seul à avoir pu accéder à la cave sans effraction. Il clame son innocence dès le début. Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, sans preuve matérielle directe (ni ADN, ni empreinte). En 1996, grâce partielle accordée par le président Jacques Chirac, après 7 ans de détention.
L'affaire Omar Raddad, survenue en France en 1991, concerne le jardinier Omar Raddad, accusé du meurtre de sa patronne, Ghislaine Marchal. Mis en examen et écroué en juin 1991, il a toujours clamé son innocence. Des événements marquants incluent une grève de la faim en novembre 1991. Il a été gracié par Jacques Chirac, mais sa culpabilité n'a pas été officiellement remise en cause. L'affaire reste controversée et suscite toujours des débats sur le système judiciaire. Date : 23 juin 1991. Lieu : Mougins, dans les Alpes-Maritimes (sud de la France). Victime : Ghislaine Marchal, 65 ans, riche veuve d’un industriel. Elle est retrouvée assassinée dans la cave de sa villa, frappée violemment à coups de couteau. Sur les murs, deux inscriptions sont retrouvées : « OMAR M’A TUER » « OMAR M’A T » (inachevée). Cette faute de grammaire (m'a tuer) est au cœur des débats : La victime était très cultivée, et l’erreur semble incompatible avec son niveau de langue. Grâce à des avancées en génétique, de nouvelles traces ADN masculines ont été identifiées sur la scène de crime. En décembre 2021, la défense d'Omar Raddad dépose une requête en révision du procès. 2023 : La justice refuse pour l’instant de rouvrir le procès malgré ces éléments. « Omar m’a tuer » est devenu un symbole des erreurs judiciaires et un sujet de réflexion sur la justice, les préjugés et la médiatisation.



